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Votre vie mise à prix

Une médecin interrogée devant son hôpital est inquiète. « Pourrons-nous soigner tout le monde ? », nous lance-t-elle. « Il faudra faire des choix ! Oui des choix déchirants », dit-elle. Qui soigner ? Quels patients prioriser ? Un choix déjà fait puisque nous avons priorisé les soins aux patients atteints de la Covid-19 sur tant d’autres malades. Un choix forcé devant l’inconnu, mais aurait-il mieux valu prioriser les personnes malades plutôt qu’une maladie ? La réalité a été que les soins ont tous été affectés et avec un impact inconnu lui aussi.

« À partir du moment où on catégorise les vies humaines, on perd un peu de notre humanité », croit Jacques Gagnon, président d’Imagem, entreprise spécialisée dans le développement de technologies dédiées au domaine de la santé. « L’histoire nous l’a démontré à maintes reprises, nous avons souvent accordé une valeur plus ou moins grande à certains individus en se basant sur leur couleur, leur race, leur classe sociale. Sommes-nous si loin de cette réalité aujourd’hui? Quand on accepte de laisser nos aînés mourir dépouillés de toute dignité dans les CHSLD, quand on accepte de mettre la déficience mentale dans nos critères ce n’est pas pour la prioriser, on déshumanise. Connaît-on l’importance pour nous d’avoir ces démunis avec nous ? », questionne M. Gagnon.

En d’autres termes, que vaut une vie et comment justifier qu’on en priorise certaines au détriment d’autres? L’été dernier, le magazine l’Actualité s’est penché sur le sujet pour conclure qu’effectivement la vie a une valeur comptable. « [Lors des attentats du 11 septembre 2001] Les familles des victimes pauvres, célibataires ou âgées ont reçu proportionnellement moins d’argent que celles des victimes jeunes, riches et ayant de jeunes enfants », relatait le journaliste François Delorme dans la publication du 1er juin 2020.

Pendant la pandémie, cette même valeur comptable fut priorisée. On a fait le choix de soigner les cas de Covid pour vite relancer l’économie. La vie a pourtant une valeur autre que celle-ci. Ne dit-on pas que certaines œuvres humaines ont une valeur inestimable ? Quand vient le temps de soigner, de protéger, quels seraient les paramètres à évaluer pour conduire nos actions? La mode de l’intelligence artificielle nous dirait quel algorithme employer. Faut-il calculer l’âge, la richesse matérielle, l’état de santé, la profession? Mais on sait qu’un algorithme est une opinion dans une équation comme le dit la mathématicienne américaine Cathy O’Neil. En somme, nous ne pouvons pas nous cacher derrière une équation, il faut affronter la question.

« Il faut avant tout faire preuve d’empathie, suggère Jacques Gagnon. Nos valeurs morales, humaines, nous amènent à considérer toute vie nonobstant ce qu’elle peut bien rapporter. Toutes les vies se valent. La seule chose qui devrait importer est d’en sauver le plus possible, sans relâche », soutient ce dernier.

À titre de dirigeant d’entreprise, Jacques Gagnon fait le parallèle avec le monde des affaires. Au sein d’une organisation, la valeur d’un employé ne se mesure pas au seul critère de sa rentabilité. L’autonomie, le sens des responsabilités, la créativité, la capacité de travailler en équipe, la richesse du bagage personnel et professionnel sont autant d’éléments à prendre en compte.

Ainsi, la vérité se trouve peut-être dans une vie, une vie qui a un début et une fin, une vie que l’on ne peut estimer que dans sa totalité, dans sa nécessité, dans la grandeur de sa modestie. Qui sommes-nous pour choisir entre l’une ou l’autre ?

«Il faut avant tout faire preuve d’empathie. Nos valeurs morales, humaines, nous amènent à considérer toute vie nonobstant ce qu’elle peut bien rapporter. Toutes les vies se valent. La seule chose qui devrait importer est d’en sauver le plus possible, sans relâche.»

Jacques Gagnon, ing.

Président-directeur général d’Imagem

Jusqu’où la peur nous mènera-t-elle?

On dit souvent que la peur est le début de la sagesse. En d’autres circonstances, elle est aussi source d’ignorance, de repli et parfois d’intolérance. Comme tout bouleversement, comme tout événement d’importance, la pandémie de la COVID-19 aura fragilisé nos certitudes. Désormais, les humains ont pris conscience du risque, conscience des limites de leur propre existence.

Si notre système de santé connaissait auparavant quelques lacunes, il demeurait fonctionnel. Or, la dernière année nous aura prouvé qu’il ne tenait maintenant plus qu’à un fil, un fil difficilement tendu par des humains à bout de souffle qui, même dans la tempête, ont fait preuve d’une force et d’un courage remarquable.

Président d’Imagem, entreprise spécialisée dans le développement de technologies dédiées au domaine de la santé, Jacques Gagnon ne cache pas son inquiétude. Comment le réseau de la santé réussira-t-il à tenir bon dans une ère post-covid ?

« Personne n’a jamais envisagé qu’un jour ce serait dangereux de travailler à l’hôpital. Les concierges, les infirmières, les médecins, les réceptionnistes, les techniciens de laboratoire, les inhalothérapeutes, tous ont été exposés à ce virus difficile à dompter qu’est la COVID-19. Ils le sont encore aujourd’hui. Forcément, ça change notre perception vis-à-vis ce milieu », croit-il.

De nouveaux repères à bâtir

Depuis plusieurs mois, les stationnements des hôpitaux sont pratiquement vides. Y a-t-il moins de « malades » qu’il y en avait avant la pandémie ou la population craint-elle davantage de se présenter à l’hôpital. La peur y serait-elle pour quelque chose?

« Si on a peur d’aller à l’hôpital, de s’y faire soigner ou pire, d’y travailler, c’est impensable », figure M. Gagnon qui connaît le milieu hospitalier pour y avoir mis les pieds très souvent.

Selon ce dernier, la peur est à l’origine de bien des maux. Avant on priait Dieu de nous guérir, aujourd’hui le nouveau Dieu est la technologie. On croit qu’elle apportera des corrections à tous nos travers, à nos comportements destructeurs. Au lieu de modérer notre empreinte carbone, on cherche des technologies pour le séquestrer. Au lieu de prendre notre santé en main, on attend la pilule ou le traitement miracle.

«  La semaine dernière, on commémorait la tragédie de Saint-Jean-Vianney. On a rappelé alors qu’elle avait durablement changé nos politiques de développement urbain, nos précautions. Le déluge a eu le même effet. Et maintenant la COVID», énonce Jacques Gagnon.

Quels enseignements retiendrons-nous de cette pandémie mondiale? Il est encore trop tôt pour le savoir. Pourtant, il faudra vite déterminer jusqu’où nous laisserons la peur nous guider.

Des anges malmenés

On a abondamment qualifié d’anges les travailleurs de la santé depuis le début de la pandémie. Applaudissant leur courage et leur résilience, on leur témoignait de toute part notre admiration. Mais nos anges, en avons-nous suffisamment pris soin?

Ils étaient partis dans une carrière au service des malades, partis soigner, aider leur prochain sans se douter qu’ils risqueraient un jour leur vie au travail et pourtant.

« On a tous un ange gardien disait-on à l’église. Rien n’est plus vrai ! Quand on est souffrant, aux abois et sans défense, on a besoin de réconfort, de la douceur d’un ange. Mais les anges auxquels on fait référence, on ne les veut pas au ciel, on les veut à notre chevet. Pour ça, il faut en prendre soin. Désormais, nos anges seront conscients des risques de leur métier», croit Jacques Gagnon.

La peur, celle-là même qui tenaille aujourd’hui les policiers qui craignent de se faire filmer dans l’exercice de leurs fonctions, celle qui empêchent les travailleurs sociaux de dormir se demandant s’ils ont correctement évalué la sévérité d’un dossier, celle qui freine les envies et refoule les passions, espérons qu’elle ne privera pas le Québec de précieux anges.

Quelle est la plus grande menace qui nous guette?

N’en déplaise aux climatosceptiques, la Terre nous parle et ce qu’elle raconte n’a rien pour nous rassurer. Peu à peu, mais encore trop rapidement, elle suffoque sous le poids de l’activité humaine. La coupe est pleine ? Non. La pandémie nous ouvre les yeux sur une nouvelle menace : les virus qui mutent plus vite qu’on ne produit les vaccins pour les combattre. Dans un monde dont on nous prédit la fin depuis le début des temps, comment survivre si ce n’est tous ensemble, en travaillant main dans la main sur les problèmes qui nous unissent.

À petite échelle, les entrepreneurs le vivent au quotidien. Pour avancer, mener à bien leurs projets et faire croître leur entreprise, ils doivent pouvoir compter sur leur équipe, des gens de toute race, de toute religion, de tout genre et de tout intérêt. C’est aux dirigeants d’entreprise que revient le mandat de les unir dans un objectif commun.

Président d’Imagem, entreprise spécialisée dans le développement de technologies dédiées au domaine de la santé, Jacques Gagnon en sait quelque chose. Depuis plus de 25 ans, il met le savoir-faire et l’expertise de son équipe à profit pour supporter le réseau de la santé et ses professionnels grâce aux deux suites logicielles entièrement développées par Imagem : Postscriptum et Interview.

Selon lui, cette même façon de faire, qui unit et rassemble les forces, devrait également s’appliquer en politique.

« On ne peut pas imposer sa façon de penser. Il faut faire preuve de leadership pour démontrer qu’on est plus efficace quand on travaille ensemble. C’est possible de se parler et de faire front commun, il suffit de trouver le bon langage pour le faire, exprime-t-il. Ce dont nous avons besoin, c’est de leadership mondial. Il faut se réunir pour miser sur nos ressemblances, et je crois qu’il y en a beaucoup. Cessons de discuter de nos discordes. Trouvons un point de rencontre », suggère M. Gagnon.

De la diplomatie, du leadership, de l’ouverture d’esprit et un intense désir de trouver des solutions durables, voilà ce dont font preuve les entrepreneurs jour après jour. Peut-être y aurait-il lieu de s’en inspirer pour faire front aux menaces planétaires actuelles et futures.

Les enjeux de la mondialisation

Toujours selon ce dernier, la crise de la COVID-19 nous a révélé beaucoup de mesquinerie, notamment en ce qui a trait aux vaccins. Comme ce fut tant de fois le cas depuis que l’on est « mondialisé », les plus puissants de ce monde prennent ce qu’ils pensent leur revenir de droit laissant les plus démunis à leur triste sort. « Comme si nous pouvions nous en tirer en laissant les Haïtiens et tous les pays démunis sans vaccin, laisse tomber Jacques Gagnon. Sommes-nous à ce point insensibles à la misère? »

La pandémie de la COVID-19 tout comme les problèmes environnementaux auxquels nous faisons face ne peuvent malheureusement pas se régler en petit comité. Ils concernent le monde entier. Ces problèmes sont de nature planétaire et c’est ainsi qu’ils doivent être affrontés.

« La plus grande menace qui nous guette, ce ne sont pas les catastrophes naturelles ni les virus, c’est nous et notre incapacité à y faire face ensemble. Nous sommes incapables de nous réunir autour d’une priorité commune. Notre mépris de l’autre nous empêche de nous asseoir ensemble et de travailler de concert», soutient Jacques
Gagnon.

« Pourtant, quand je vois les arts et la musique qui interpellent le monde entier. Quand je vois l’OSM émouvoir les Inuits. Quand je vois des Japonais émus aux larmes par Beethoven. Quand je vois l’unanimité devant ces merveilles, je me dis que notre salut est possible », exprime-t-il.

Ressource humaine: Où est le problème?

Les travailleurs de la santé sont à bout de souffle. La pandémie qui continue de faire des victimes engendre une pression sans précédent sur le système de santé et le manque de personnel en milieu de soins complique grandement la situation. Comme dans plusieurs autres secteurs d’activités, on parle depuis des années de pénurie de main-d’œuvre en santé. Mais qu’entend-on réellement par pénurie de main-d’œuvre? Et surtout, comment éviter que d’autres secteurs atteignent à leur tour les limites de leur capacité humaine?

Selon Jacques Gagnon, président d’Imagem, entreprise spécialisée dans le développement de technologies dédiées au domaine de la santé, les problèmes de main-d’œuvre seraient davantage associés à des problèmes de gestion.

«Les gestionnaires doivent se poser de sérieuses questions. Un employé qui «ne fait pas l’affaire», trop souvent n’a pas été correctement intégré ou encore, on n’a pas su trouver ses forces et les mettre à profit. Qu’importe l’organisation, qu’importe le travail à effectuer, aucun employé n’arrivera à se former seul. Il faut prendre le temps de l’accompagner et l’aider à se développer au sein de l’entreprise», croit-il.

Basée au Saguenay, Imagem applique elle-même cette philosophie. L’entreprise, à laquelle on doit les suites de logiciels Interview et Postscriptum, conçues pour répondre aux différents défis de la gestion de l’imagerie diagnostique et de la création de rapports médicaux, a vu son équipe considérablement s’accroître au cours des 25 dernières années. Un heureux problème qui a amené ses gestionnaires à se questionner sur les bonnes pratiques en gestion des ressources humaines.

«Les capacités relationnelles d’un individu et le bon jugement dont il fait preuve en disent long sur lui. Ses diplômes doivent aussi être reconnus, car ils démontrent sa capacité de synthèse, d’analyse et de réussite des épreuves. C’est ce que je recherche chez un employé» affirme Jacques Gagnon.

Choisis avant tout pour leurs qualités humaines, les employés qui ont fait leur entrée chez Imagem au fil des ans ont su faire leur place grâce au temps et à l’énergie investis pour leur intégration et leur formation.

« Il faut valoriser les individus et leur intelligence humaine, pas seulement leurs compétences proprement dites. Le savoir-faire, ça se développe, ça se travaille. Les attentes des gestionnaires sont souvent irréalistes et les critères sur lesquels ils se basent pour évaluer les candidats sont inadéquats. »

— Jacques Gagnon, président-directeur général d’Imagem

Briser le moule

«À la recherche de nouveaux talents», en voilà un message tout droit sorti de dizaine d’offres d’emploi qui a de quoi faire rouler des yeux le président d’Imagem. Pour lui, le talent se développe et s’acquiert au fil des ans. Les gestionnaires qui sont à la recherche de perles rares ou de talents «prêts-à-porter» ne peuvent faire autrement qu’être déçus. On ne peut s’attendre à ce que les candidats entrent dans un moule parfaitement dessiné.

«Il faut valoriser les individus et leur intelligence humaine, pas seulement leurs compétences proprement dites. Le savoir-faire, ça se développe, ça se travaille. Les attentes des gestionnaires sont souvent irréalistes et les critères sur lesquels ils se basent pour évaluer les candidats sont inadéquats», souligne-t-il.

Les gestionnaires gagneraient également à reconnaître que la réelle valeur de leur organisation repose sur leurs employés. On le constate actuellement avec le réseau de la santé. Sans infirmiers, sans médecins, sans préposés aux bénéficiaires, sans professionnels de la santé, il n’y a tout simplement plus de réseau qui tienne.

La rétention de personnel, un défi à relever

Pour Jacques Gagnon, il ne fait nul doute qu’un autre défi consiste à conserver ses employés une fois qu’on a reconnu leur valeur. La clé? La valorisation de leur travail et la reconnaissance de leurs aptitudes ainsi que leurs qualités personnelles et professionnelles. Selon un sondage réalisé par la firme Léger auprès de plus de 17 000 Québécois, la réalisation de soi, les relations de travail et la reconnaissance engendreraient d’ailleurs davantage le bonheur au travail que la responsabilisation, la rémunération et le sentiment d’appartenance.1

«Tout le monde a besoin de se savoir important. La reconnaissance est fondamentale. On peut offrir des salaires plus élevés, mais tôt ou tard ça ne fera plus la différence si les employés n’ont pas l’impression de se réaliser et d’être appréciés», soutient Jacques Gagnon. Pour reprendre l’exemple des travailleurs du milieu de la santé, M. Gagnon fait référence aux préposés aux bénéficiaires. Pour lui, il est évident que le travail de ces derniers est sous-estimé.

«Ce qu’ils font au quotidien, bien des gens seraient totalement incapables de le faire. Ils ont des tâches ingrates, mais essentielles. On ne les forme pas adéquatement pour le faire. On devrait prendre les moyens de les intégrer dans des équipes et valoriser davantage ce travail.»

Quant à la formation accélérée de préposés aux bénéficiaires (PAB) et les bourses du gouvernement du Québec qui l’accompagnent, cela est simpliste et précipité. Aux dires du gestionnaire d’Imagem, les solutions durables doivent être envisagées sur le long terme. Sans formation continue sur le terrain, sans soutien, sans intégration dans le milieu de travail, il y a fort à parier que les nouveaux PAB seront peu nombreux à conserver leur emploi au-delà des douze mois que leur impose le gouvernement pour ne pas avoir à rembourser la bourse de 9000$ reçue durant leur formation.

Dans un article du Devoir, paru le 3 décembre dernier, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) souligne d’ailleurs « que le manque de personnel sur le terrain préoccupe autant les anciens préposés aux bénéficiaires que les nouveaux ». Autre problème, selon le président de la Fédération, Jeff Begley : le salaire de 26 $ l’heure, qui fait toujours l’objet de négociations.2

1 Indice du bonheur Léger au travail, novembre 2018 et mars 2019. 

2 https://www.ledevoir.com/societe/sante/590872/les-nouveaux-preposes-restent-au-front 

COVID-19 – Agissons dès maintenant

Les médecins du Centre intégré de santé et de services sociaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean sonnent l’alarme. Dans une lettre d’opinion parue le 21 novembre dans Le Quotidien, les médecins siégeant sur le Comité de coordination du CIUSSS demandent l’aide de la population pour respecter les consignes de la Santé publique, notamment en préconisant la distanciation sociale et le port du masque. La situation actuelle est critique dans la région et il est plus que temps d’agir.

Jacques Gagnon, président d’Imagem, entreprise spécialisée dans le développement de technologies dédiées au domaine de la santé, témoigne de son appui aux médecins du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Ingénieur de formation, il travaille en étroite collaboration avec les professionnels de la santé, et il est d’avis que le respect des mesures de distanciation est d’abord et avant tout une question de respect.

«Chaque jour, nous avons des médecins, des infirmières, des inhalothérapeutes, mais aussi des enseignants, des préposés aux bénéficiaires et une foule d’autres travailleurs qui se mettent en danger. Ils vont au front pour assurer des services qui sont essentiels. Ils font d’énormes compromis au quotidien pour nous venir en aide. Ne pas respecter les consignes de la Santé Publique, c’est un manque de respect envers eux. C’est un manque de reconnaissance pour le travail qu’ils effectuent», soutient M. Gagnon.

À l’heure actuelle, force est de constater que le Saguenay – Lac-Saint-Jean fait bien piètre figure. Chaque jour, l’annonce de centaines de nouveaux cas de COVID-19 met la région davantage sous les projecteurs, pour de bien mauvaises raisons.

«Il est temps d’être sérieux. Il faut cesser les enfantillages. La vérité, c’est qu’on ne sait pratiquement rien de ce virus. Les scientifiques peuvent émettre des hypothèses, anticiper certaines choses, mais nous n’avons pas de vécu par rapport à ce qui arrive. Nous ne connaissons pas les séquelles que laissera le virus sur notre santé, sur nos vies. Il n’y a aucune garantie, même en ce qui concerne un éventuel vaccin. Plus que jamais, il faut se montrer vigilants, se sentir concernés par ce qui arrive et prendre les mesures nécessaires pour s’en sortir», croit Jacques Gagnon.

Tous unis contre le virus

Toujours selon lui, c’est un message clair que doit envoyer le gouvernement à l’ensemble du Québec. Il n’y a plus de place pour les demi-mesures comme l’assouplissement des règles pendant les Fêtes. « C’est le père Noël qui va se retrouver sous respirateur, image-t-il. Ça ne prend pas un million de malades pour saturer le système de santé. Il est déjà à bout de souffle. Il faut protéger les travailleurs de première ligne ainsi que leur famille. La distanciation sociale est le meilleur moyen d’y arriver », affirme-t-il.

Quant à ceux qui se croient à l’abri, pire, qui crient au complot, le fondateur d’Imagem invite à la prudence. « La recherche de la vérité passe par des sources d’information fiables et crédibles. Les scientifiques ne possèdent pas la vérité absolue. Le propre d’un scientifique est justement de n’avoir aucune certitude, mais ils étudient, ils observent, ils comparent et recherchent la vérité. Les stratégies qu’ils proposent pour limiter la progression du virus sont ce que nous avons de plus fiables. »

Dans son propre champ d’expertise,  devant chaque projet qui lui est confié, devant chaque situation où il a à intervenir, M. Gagnon préconise d’ailleurs cette même approche scientifique. Les faits, voilà tout ce dont on peut être certains.

En appui au message lancé par les médecins de la région, M. Gagnon invite à son tour la population à faire sa part dans la lutte à la propagation du coronavirus. Le Saguenay – Lac-Saint-Jean doit renverser la vapeur. Pour le bien de tous, pour protéger les travailleurs essentiels et leur famille, suivons les consignes de la Santé publique, respectons la distanciation sociale et soyons solidaires.

«Oui le respect de ceux qui sont au front, c’est le respect de la vie»

Les données en temps de crise

Vos données de santé sont-elles en danger pendant la pandémie ?

Si on parle d’un risque lié aux installations physiques, et de risques accrus d’intrusion,l’impact est faible. Dans l’urgence les ressources disponibles sont attribuées à la crise; ce sont les personnes qui donnent les soins principalement. En temps normal on doit faire fonctionner l’hôpital, traiter les patients selon des protocoles et des routines bien connues. Cependant, nous ne sommes pas en temps normal : on doit maintenir la capacité de l’hôpital et y ajouter une gestion critique de la pandémie, et ce dans l’inconnu, devant un événement unique et historique. Le personnel est placé dans une situation encore plus tendue avec un stress, une peur, une intensité permanente.

Nous sommes ramenés à l’essentiel de la mission de soins et à celles et ceux qui les prodiguent. Pour elles et eux, nous devons répondre aux besoins de leur travail.

Que nous révèle la pandémie sur les données de santé ?

On a un besoin impérieux et nouveau de données sur la propagation du virus, le nombre de tests, les gens qui sont testés, la répartition des cas, et leur suivi, le matériel nécessaire, la gestion de l’approvisionnement, la formation. «Comme un chef d’orchestre, Imagem doit automatiser des processus complexes en développement.» dit Jacques Gagnon, président
directeur d’Imagem, une firme de haute technologie spécialisée dans la gestion de données des systèmes médicaux.

On a aussi et surtout besoin d’agilité et de réactivité pour développer et obtenir les informations cruciales, besoin d’une voie rapide, de flexibilité, toutes qualités que nous devons démontrer. Les gestionnaires de la crise ont besoin d’informations justes, exactes et disponibles.

«Comme un chef d’orchestre, Imagem doit automatiser Des processus complexes en développement.»

Les crises se produisent et se produiront encore. Il faut en tenir compte en mettant l’agilité dans les prérequis.

Une autre leçon à retenir, et non la moindre : notre capacité à s’occuper de nos affaires et cesser de compter sur les autres, qui d’ailleurs sont affairés à s’occuper des leurs. Pour nous l’achat local n’est pas un repli mais l’autonomie nécessaire, avoir nos solutions.

La proposition d’Imagem est la plus gratifiante qui soit : prendre le contrôle de notre destin technologique ici, chez nous.

La rigueur en tout temps

La rigueur occupe toujours la première place chez Imagem. «Dans le contexte actuel, il est primordial que les informations justes et sans failles soient remises aux médecins traitants.» nous dit Jacques Gagnon. Cette rigueur revêt une importance particulière en ces temps difficiles. L’entreprise ne ménage rien pour assurer la production de dossiers rigoureux et de les acheminer à ceux qui en ont besoin. En plus d’adopter les pratiques internes, elle a investi temps et argent pour se soumettre aux regards externes. Ses accréditations MDSAP (Medical Device Single Audit Program) et ISO 13485 en font foi. À chaque année, Imagem se soumet à des audits externes et internes. Ces normes placent l’entreprise dans les grandes ligues internationales.

«Dans le contexte actuel, il est primordial que les informations justes et sans failles soient remises aux médecins traitants.»

Serveur pacs dicom

Transferts d’images vers le Pacs Agfa

Ce document vise à démystifier les échanges entre un serveur Pacs, les équipements de radiologie et les autres Pacs.

Le protocole DICOM a été créé pour résoudre les problèmes d’interfaçage et de communication avec les équipements de radiologie appelés modalités, qui produisent les images à des fins de diagnostic. Il s’agit essentiellement d’installer un serveur qui communique avec les modalités en utilisant des transactions standards. Le serveur rend les images disponibles aux stations de lecture. Le protocole ne définit pas comment le serveur doit fonctionner à l’interne, seuls les échanges déterminent le succès. C’est la portion gauche du schéma suivant, la  production des images DICOM

Avec le temps on a voulu envoyer des images à d’autres serveurs DICOM tiers, c’est la portion à droite du schéma, la publication. Notons qu’un serveur échange et stocke des images, il ne les modifie pas.

Étapes de la production des images DICOM

Les images viennent toutes de modalités différentes, de manufacturiers différents, et elles sont toutes intégrées dans le PACS et sa base de données. Imagem a intégré des dizaines d’équipements différents de GE, Siemens, Agfa, Hologic, Philips, Swissray, Toshiba, Kodak au fil de 20 ans d’exploitation.

Étapes de publication des images DICOM

Les images peuvent être envoyées à une autre destination, un autre PACS

Load Balancing

Nous ne pouvons pas savoir ce qui se passe dans le réseau entre l’Autorouteur et la Destination car nous n’avons aucun contrôle sur la route parcourue. Nous ne pouvons pas savoir non plus ce que la Destination fait avant et après sa réponse. Supposons que la Destination fait du load balancing

Cause possibles de ralentissement

Différentes causes de ralentissement sont possibles

Transactions HL7 et encodage base64

Transactions HL7 et encodage base64

Le protocole HL7 est utilisé de façon extensive pour échanger des données cliniques. Il est basé sur l’utilisation de caractères ASCII lisibles. On peut donc lire facilement les messages (ou transactions). Chaque message comporte des segments. Les segments sont identifiés au début par 3 caractères ASCII, comme MSH qui est l’entête et PID qui est l’identifiant du patient Les éléments des segments sont délimités par des caractères comme le pipe « | » qui sépare les champs, l’accent circonflexe « ^ » qui sépare les composantes d’un champ, l’esperluette « & » qui sépare les sous-composantes, le tilde « ~ » qui marque la répétition d’un champ.

Dans un message HL7, il est possible d’insérer des fichiers, de nature binaire, comme des images ou en texte lisible, comme des rapports codés en RTF par exemple.

L’important à retenir ici est la nature du protocole HL7, qui est du texte lisible.



Problèmes

Le problème qui se présente lorsque l’on a un protocole (comme HL7) qui utilise du texte, des caractères ASCII, c’est l’insertion d’un caractère qui sert de caractère de contrôle au protocole, dans le message. Par exemple, si on veut insérer dans un message, un texte qui contient un « & » comme « XR poumon PA&LAT » ou un nom comme « Gilbert & fils », il faut convertir le « & » , car le « & » est un caractère de contrôle utilisé par HL7.

Cette difficulté est amplifiée quand on veut insérer un document complet comme un RTF par exemple. Le format RTF est constitué de caractères ASCII lisibles et de caractères de contrôle ASCII comme «CR» (carriage return) et «LF» (linefeed).

Le «CR» est utilisé par le RTF et il délimite aussi la fin d’un segment en HL7. Le tilde (~) est utilisé dans les rapports pour exprimer une approximation (environ) et il s’agit aussi d’un caractère de contrôle de HL7.

On voit bien que de graves erreurs peuvent se glisser si on n’y prête pas attention. L’analyseur (parseur) est un automatisme qui ne réfléchit pas.



Solutions

Il existe deux solutions à ce problème. La première est de remplacer les caractères de contrôle supporté par HL7 par des séquences d’échappement (Escape Sequences) dans le texte que l’on veut insérer dans le message. Par exemple, si on veut insérer « XR poumon PA&LAT », la séquence sera « XR poumon PA\T\LAT ».

Quand on a un fichier RTF à insérer, il faudra le convertir en BASE64, ce qui éliminera tous les caractères spéciaux de la séquence ASCII du fichier RTF. La conversion en BASE64 permet aussi d’insérer des fichiers binaires comme des images ou des fichiers de son comme des waves, MP3, et autres. La conversion BASE64 nous assure de l’intégrité des fichiers à transférer.

Voici un exemple d’un message qui contiendrait un rapport RTF encodé BASE64 :

OBX|1|ED||Rapport RTF|RTF^TEXT^^Base64^[textencodé]||||||P|||||1112002



Mises en garde

Si le parseur rencontre des caractères qu’il reconnait comme des caractères de contrôle dans le contenu des messages, il rejettera le message et cela pourra être très difficile à diagnostiquer.

Le protocole HL7 est un outil d’échange de données et de résultats très important entre deux logiciels ou deux systèmes qui doivent partager des données sur la santé des patients. Il va sans dire que les processus d’échange ne doivent en rien altérer les données contenues dans les rapports. Les parties impliquées dans les échanges doivent donc remplir leurs obligations et s’assurer que les rapports qu’ils envoient soient encodés comme il se doit. Actuellement, Imagem est obligée de parser les rapports RTF pour en extraire les caractères en conflit avec HL7. Comme il s’agit d’une altération qui peut conduire à des transmissions de rapports erronés, Imagem se dégage de la responsabilité de cette manière de faire. Imagem encourage donc les responsables à demander au fournisseur qu’il corrige cette lacune que nous estimons grave. Cette mauvaise pratique ne serait pas tolérée chez Imagem qui considérerait ce cas comme une faute à corriger.

L’humain au centre de tout

L’humain au centre de tout

Pour Jacques Gagnon, président-directeur général d’Imagem, l’humain est au centre de tout. Il est même au centre des professions en informatique, ce qui peut en surprendre plus d’un. Derrière les logiciels, toute une équipe s’affaire à ce que le quotidien des clients soit amélioré grâce aux technologies créées par l’entreprise. Chaque intervention est prise en charge pour faire face aux problèmes avec le client. On ne cherche pas de coupable, personne n’a de mauvaises intentions. Cette importance accordée aux individus devrait être davantage valorisée, selon le fondateur d’images.

L’entreprise basée à Saguenay produit des logiciels dédiés au domaine de la santé, en usage intensif dans plusieurs hôpitaux de la province. «Souvent, on oublie qu’il y a des humains derrière le logiciel, indique le président-directeur général. Pour qu’un logiciel soit efficace, les utilisateurs doivent être en mesure de le comprendre et l’utiliser à leur avantage ce qui n’est pas toujours facile». Dans un milieu aussi complexe que les centres hospitaliers, Imagem doit réussir à faciliter les tâches des professionnels qui vivent constamment avec un stress et où les erreurs peuvent porter à de graves conséquences.

Les clients d’Imagem n’ont pas uniquement besoin d’un logiciel quand ils font appel à l’entreprise, ils ont besoin d’assistance. Le logiciel peut être une partie de la solution. En choisissant les logiciels, ils s’engagent avec Imagem, ses services et son organisation centrée sur l’humain.

Cette attention particulière démarque l’entreprise des autres dans son domaine. «Nous ne sommes pas pas une multinationale. Nos clients doivent nous apprécier pour qu’on puisse continuer», explique-t-il. C’est pour cette raison qu’il est très important pour Imagem d’aller rencontrer les clients dans leur environnement. En étant face à face, les professionnels arrivent à comprendre l’humeur et la situation qui entoure l’utilisateur, peu importe la nature du problème. «L’interaction humaine est essentielle dans le fonctionnement d’un logiciel. Ça permet de comprendre leurs attentes et la situation», continue-t-il.

Qui plus est, l’humain est également au centre de la culture d’entreprise chez Imagem. Lorsque
M. Gagnon a à choisir un candidat, ses qualités personnelles passent bien souvent avant les compétences techniques, qui elles, peuvent évoluer avec le temps. «Si on ne place pas l’humain au centre de nos priorités à l’intérieur même de l’entreprise, nous ne pourrons pas mettre cette priorité à l’avant-plan avec nos clients», précise-t-il.



Importance de valoriser l’humain 

L’importance de valoriser l’humain, cette priorité retrouvée au cœur de l’entreprise, apporte selon M. Gagnon une valeur inestimable à leurs logiciels. Pourtant, elle n’est pas monétisée. Le président-directeur général se questionne à savoir si on ne devrait pas apporter une plus grande valeur à la considération humaine. «Pourquoi ça ne serait pas évalué dans les appels d’offres? Nous sommes considérés selon une série de fonctionnalités techniques. La capacité, le potentiel de réalisation, la qualité et la rapidité du service sont bien plus importants», souligne le fondateur.

L’homme aimerait qu’on ne considère pas seulement les valeurs monétaires qu’apportent les entreprises. «Quels sont le capital expert, la culture et la qualité de vie créés? On le voit avec les fonds spéculatifs, à quel point on détruit des entreprises sur la seule base des profits à court terme», souligne M. Gagnon.

«Souvent, on oublie qu’il y a des humains derrière le logiciel. Pour qu’un logiciel soit efficace, les utilisateurs doivent être en mesure de le comprendre et l’utiliser à leur avantage ce qui n’est pas toujours facile», explique Jacques Gagnon, président-directeur général d’Imagem.

Imagem : une expertise qui s’affine

Imagem : une expertise qui s’affine

Imagem est entrée dans le monde de la santé par le fruit du hasard, mais dans la continuité de l’expérience en ingénierie des fondateurs. La simulation de vagues de métal en fusion pour la compagnie Alcan et la simulation pour le traitement des tumeurs n’ont rien à voir ensemble, sinon le principe de la simulation, et l’occasion à saisir.



Numérisation du simulateur en radio-oncologie

La préparation des patients aux traitements radio-oncologiques a permis à Imagem de comprendre un premier enjeu important des technologies de l’information en santé dès la fin des années 90: l’accès facile, transparent et non envahissant à l’information.

Le médecin a besoin d’un simulateur pour préparer le patient au traitement de radiothérapie. La radiation est destructrice et doit être ciblée sur les cellules cancéreuses. Il a besoin de voir les organes en temps réel par radio-fluoroscopie : il regarde alors les organes du patient dans un écran. Le projet d’Imagem consistait à numériser les images en temps réel pour les afficher même quand la radiation est interrompue.

Le médecin ne voulait rien changer à ses méthodes de travail. Celles-ci consistaient à appuyer sur une pédale pour activer la radiation et ainsi faire apparaître une image des organes. En numérisant les images, on pouvait les afficher et les améliorer par des algorithmes, et ce, après le relâchement de la pédale. Auparavant, l’écran n’aurait affiché qu’un écran vide.

Imagem a comblé le besoin sans changer quoi que ce soit aux habitudes du médecin. Il avait désormais accès à l’information sans maintenir la radiation sur le patient. Le même coup de pédale suffisait.

Ce projet fut livré et fut en fonction sans jamais arrêter pendant plus de 5 ans.



Appareil de génération de contours en radio-oncologie

Dans la salle du simulateur, le physicien médical, celui qui fait les calculs de localisation de la tumeur et de la dose de radiation, avait besoin des mesures exactes du corps du patient.

Imagem a construit un appareil pour numériser en trois dimensions les contours du patient à la hauteur de la tumeur grâce à un bras semblable à celui d’un robot. Les données recueillies étaient par la suite traitées pour être envoyées au logiciel de calcul du physicien. Par ce projet, nous avons été impliqués et sensibilisés aux grandes responsabilités qu’ont les acteurs de la santé lorsqu’ils soignent les patients, ainsi qu’aux mesures de sécurité avancées pour les protéger. Découverte du second enjeu : la sécurité et la responsabilité.

Ce projet fut livré dans deux centres de radio-oncologie et a servi pendant plus de 5 ans sans défaillance.



L’imagerie diagnostique numérique 

Dès le début, Imagem s’est intéressée à l’imagerie numérique naissante en santé, bien qu’à l’époque les appareils numériques n’étaient pas légion au Québec et dans le reste du Canada. Les ingénieurs de l’entreprise y voyaient l’avenir et c’est pourquoi les premiers travaux furent entrepris.

Nous avons imprimé là aussi dès le début notre empreinte de rigueur et d’intégrité en montrant la nécessité d’intégrer les données existantes des patients, l’interopérabilité avant la lettre. L’entreprise a également traité la numérisation des films radiologiques pour donner aux radiologistes un dossier complet avec les examens antérieurs sur film. Si bien que les premiers bénéficiaires de ses installations furent les archivistes qui avaient accès aux données numérisées.

Imagem a installé le premier système complètement intégré de téléradiologie en 2001, système dont le radiologiste se servait comme s’il avait été à l’hôpital. Les médecins de l’urgence pouvaient écouter le rapport vocal du radiologiste très rapidement, souvent même avant que le patient soit sorti de la salle d’examen : un gain énorme de qualité dans les soins.

Nous avons fait figure de précurseurs aussi dans le développement des méthodes de stockage des images en utilisant des disques durs et des copies multiples pour la redondance. Ainsi, les images devenaient beaucoup plus accessibles dans la préparation des dossiers. L’imagerie diagnostique numérique est devenue au fil des vingt dernières années le fer-de-lance de notre expertise.



Interview : offrir la vision

1. PACS V.1 Negative X(1995)

Premier viewer PACS, il traite les images de numériseurs Howtek, Cobrascan et Vidar entre autres. Imagem développe son expertise en imagerie diagnostique et sa connaissance du domaine d’intérêt de ses clients.

2. PACS V.2 Imapacs (2000)

Serveur Dicom PACS Imapacs v.2, viewer Imadiag, viewer Imaview, SIR Imaris, dictée incluse, avec transcription Playdiag, implantation avec numérisation des films antérieurs, et stockage sur des disques durs, innovation à l’époque. L’installation utilisait des clients légers SunRay et un serveur d’applications Citrix. Les interfaces avec les autres logiciels et les appareils de radiologie devinrent une spécialité pour nous. Imagem commence sa recherche et sa collaboration avec les universités, l’UQAC en particulier, et l’ETS.

Naissance de la suite Interview avec ses 8 logiciels. Livré et fonctionnel dans deux hôpitaux pendant 10 ans.

3. PACS V.3 Imapacs (2010)

Serveur Dicom PACS Imapacs v.3 viewer Gemini, viewer Imaview, SIR Imaris v.2, dictée Psvox et transcription PSscript, implantation avec numérisation des films antérieurs et stockage sur des disques durs, innovation à l’époque.

Livré et fonctionnel dans deux hôpitaux pendant 7 ans.



Postscriptum : rapport médical, dictée, transcription et reconnaissance vocale

Le radiologiste devait faire ses rapports avec un microphone avec cassette et Imagem a offert un outil plus efficace, réalisant ainsi son premier système de dictée et de transcription médicale. Les médecins pouvaient écouter immédiatement le rapport vocal du radiologiste au sujet de leur patient. Ce système était intégré et réservé à la radiologie.

La suite Postscriptum se conjugue en 20 logiciels et est en fonction à ce jour dans plus de 40 établissements de santé.

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